L'amour est un tourbillon fou. J'aime l'amour quand il se lie à la haine. Quand il saigne et qu'il est cruel. J'aime l'amour quand c'est ma putain, mon pantin et que de mes mains je joue avec ses liens. J'aime l'amour sans compassion. C'est pour ça que je t'aime à la désillusion et que je te griffe jusqu'au sang de nos passions à en perdre la raison. L'amour m'a tant fait pleurer qu'aujourd'hui j'envoie des rafales de baisers comme des petits avions de papier qui exploseront le jour où tes reins ne voudront plus des miens. Nous nous sommes modelés comme de la pâte à pleurer et nous allons pleurer jusqu'à nous démodeler de la pâte périmée d'un amour passionné. Cette situation me plait. Ne pas construire. Ne pas se laisser enrôler par une armée de soldats roses. J'ose et je lève mon verre à vous qui y êtes passées et qui aujourd'hui me recrachez à la gueule les baisers que je vous avais volés. Ouais je suis un vilain petit canard sans espoir d'une nuit pleine de lunes sous lesquelles on s'aime à y croire. Sous lesquelles on saigne à en choir... Moi je suis l'un des seuls à avoir encore l'audace de vous dire que l'amour ne m'attire plus que sous la grimace... J'ai fait mon chemin d'Audrey en Sabrina, de Camille en Pauline en passant par Laura, en m'endormant dans vos draps. L'amour je n'en parle pas ou alors bien trop bas. Ce qu'elles en pensent ? Je suis la cicatrice de leur souffrance. Elles ne s'en doutent pas mais mes plaies moi encore je les panse.



