L'amour et moi

L'amour et moi

L'amour est un tourbillon fou. J'aime l'amour quand il se lie à la haine. Quand il saigne et qu'il est cruel. J'aime l'amour quand c'est ma putain, mon pantin et que de mes mains je joue avec ses liens. J'aime l'amour sans compassion. C'est pour ça que je t'aime à la désillusion et que je te griffe jusqu'au sang de nos passions à en perdre la raison. L'amour m'a tant fait pleurer qu'aujourd'hui j'envoie des rafales de baisers comme des petits avions de papier qui exploseront le jour où tes reins ne voudront plus des miens. Nous nous sommes modelés comme de la pâte à pleurer et nous allons pleurer jusqu'à nous démodeler de la pâte périmée d'un amour passionné. Cette situation me plait. Ne pas construire. Ne pas se laisser enrôler par une armée de soldats roses. J'ose et je lève mon verre à vous qui y êtes passées et qui aujourd'hui me recrachez à la gueule les baisers que je vous avais volés. Ouais je suis un vilain petit canard sans espoir d'une nuit pleine de lunes sous lesquelles on s'aime à y croire. Sous lesquelles on saigne à en choir... Moi je suis l'un des seuls à avoir encore l'audace de vous dire que l'amour ne m'attire plus que sous la grimace... J'ai fait mon chemin d'Audrey en Sabrina, de Camille en Pauline en passant par Laura, en m'endormant dans vos draps. L'amour je n'en parle pas ou alors bien trop bas. Ce qu'elles en pensent ? Je suis la cicatrice de leur souffrance. Elles ne s'en doutent pas mais mes plaies moi encore je les panse.

# Posté le lundi 22 septembre 2008 13:22

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 09:43

La complainte de la rupture

La complainte de la rupture


Les yeux perdus sur le large
Et la tête pleine d'écume
Je repense à notre naufrage
A cette idylle que nous eûmes

Ensemble nos c½urs ne voyagent plus
Depuis un autre a pris ma place
On a ramé, on y a cru
Mais le feu est devenu glace

Nous nous sommes jetés à l'eau
Car l'amour nous a rendus mauvais
Il a brulé le vaillant radeau
Sur lequel nous nous sommes aimés

Mais le monde tourne malgré tout
Et ne va pas couler ainsi
De feu notre amour il se fout
Et de la mort peut être aussi

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 15:23

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 09:51

Suicide d'un homme heureux

Suicide d'un homme heureux
Le ciel noir s'habille de bleu et je ne dors toujours pas
Je voudrais pleurer un peu, je ne trouve pas la voie

Par la pensée peut être que j'arriverais à m'envoler
Par la fenêtre je verrais Dieu, droit dans le vide sans m'écraser

Sous les airs ou dans les abîmes les ailes et les idées liées
Je composerais un hymne à la mémoire des écrasés

Jusqu'au bout je me donnerais au désespoir des gens usés
Je fabriquerais des fées capables de les faire oublier

Et pour les comprendre un peu mieux je prends leur place en haut des toits
Alors je m'élance dans les cieux mais j'ai deux ailes en guise de doigts

Enfin le ciel est peint de bleu, mes yeux sont lourds, je me sens mal
De ma foi dans un petit creux, je m'endors enfin, je détale

(Presque un an après la naissance de ce poème, un ami musicien l'a changé en chanson, écoutez-la en cliquant sur ce lien)

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 14:22

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 10:02



Découvrez maintenant les nouveaux poèmes. J'attends vos impressions !!

Bonne lecture
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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 12:24

Eté 447

Eté 447


C'est au dessus de la mer
Que son c½ur s'est arrêté
Un été 447
Et cette histoire s'est achevée

Elle a quitté Rio pour rejoindre son fiancé
Demain elle sera dans ses bras
Et il pourront enfin s'aimer
Plus ou moins, mais qui vivra verra
Qu'il est joli son fiancé
Qu'il est impatient de l'enlacer
Le temps s'arrête, elle couvre sa tête
Va-t-il reconnaître son aimée ?

C'est au-dessus de la mer
Que son c½ur s'est arrêté
Un été 447
Et cette histoire s'est achevée

Son c½ur s'emballe l'avion s'envole
Pour aller embrasser le ciel
Son esprit calme, son corps s'affole
Elle va l'avoir sa lune de miel !
L'orage gronde et les vents dansent
Tiendra en l'air, ne tiendra pas
Tout n'est plus qu'une question de chance
Le p'tit avion s' écrasera...

C'est au dessus de la mer
Que son c½ur s'est arrêté
Un été 447
Et cette histoire s'est achevée

Entre la mort et la vie la demoiselle est infidèle
Entre Rio et Paris la tourterelle épouse le ciel
La photo du mari trompé fera la une de nos journaux
Le visage blême la voix cassée et le c½ur froid comme un tombeau

C'est au dessus de la mer
Que son c½ur s'est arrêté
Un été 447
Une autre histoire va commencer

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 12:27